Ce billet, c’est vraiment du grand n’importe quoi !

Et voilà. La saison 2021 s’achève.

Déjà.

C’est donc mon dernier billet, non pas de l’année, mais de la saison.

Il y sera question du chiffre 3, de procrastination, de dieu, de Chuck Norris, d’une erreur de calcul et de transition écologique.

« Vaste programme », aurait dit Charles de Gaulle.

Donc voilà.

À l’aube de notre 3e année d’existence et de notre 3e saison, il se courait ce samedi la 3e – et ultime – course de ce mois de septembre, le Schleck Gran Fondo. 

Une épreuve qualificative pour les championnats du Monde UCI Gran Fondo affichant 160 kilomètres à parcourir.

J’ai pour habitude de procrastiner. Je le confesse, non pas à dieu, mais à vous qui me faites l’honneur de me lire. 

Je procrastine donc. Et mes billets d’être généralement publiés plus d’une semaine après les évènements qui y sont relatés. 

À la force de quelques circonlocutions et autres acrobaties littéraires, je m’en sors, souvent.

Mais cette fois, un tel retard ne m’est pas permis. Ou plutôt, ne me l’était pas, puisque, je le suis, en retard.

Mais de 3 jours seulement.

À ce stade de votre lecture, vous vous dites : « Bon, OK. Nous avons le chiffre 3, un procrastineur et une rapide évocation de dieu. So what (else) ? ».

J’y arrive.

Ce samedi se disputait une épreuve qualificative pour les mondiaux. Et ce samedi, 3 coureurs du Team Orcadia – HRC Associates se qualifiaient pour ces mondiaux.

Eh oui mon gars, 3 !

Vous vous dites maintenant « Bon, OK. C’est pas mal. Trois qualifications, plus celle acquise dans les Vosges il y a un peu plus de semaines, ça fait 4 qualifiés. Bravo AMW ». 

Oui, mais. Une erreur de calcul se glisse ici, car « 3 + 1 » ne font que… 3. 

Je vous explique.

Le 25 septembre dernier, Pierre Borace se qualifiait – une première pour lui – et considérant les difficultés qu’il traversait il y a quelques semaines encore, sa prestation est un véritable tour de force. Bravo à toi Pierrot !

Giorgio Bianchi lui emboitait le pas. Pour lui, une réitération puisqu’il s’agit de sa troisième qualification, après celles décrochées en 2018 et en 2019. Pour qui connait Giorgio, cette qualification est une évidence, mais cette évidence ne doit pas occulter le sérieux et l’acharnement nonchalant du beau coureur qu’il est. Bravo à toi Giorgio !

Et enfin, le troisième qualifié. Franky Fix. Encore lui ! 

Francky Fix, alias « double verins ».

Francky Fix, l’ORNIsamsp (Objet Roulant Non Identifiable, sauf à mettre sur pause).

Deux épreuves qualificatives, deux qualifications. Un constat qui aura suscité chez moi d’intenses réflexions. 

Souvenez-vous.

Lorsqu’il s’agissait pour moi d’évoquer la première qualification de notre froisseur de manivelles, je convoquais Albert Einstein. Cela me paraissait à propos.

Mais qui maintenant ? J’ai vaguement songé à dieu, mais aussitôt conclu à la faiblesse d’une telle comparaison (notez que l’absence de majuscule n’est pas une coquille – je ne parle tout simplement pas de Lui, mais d’un dieu, quelconque. Pour paraphraser Stéphane Guilllon, je dirais qu’on ne se moque pas de Dieu, c’est une question d’assurance-vie). 

Alors qui ?

Chuck Norris. Je ne voyais que lui.

Et voilà donc la chaine de commandement redéfinie : il y a nous, puis dieu, puis Chuck Norris, puis Francky Fix.

Bravo mon Francky !

Quelques mots pour finir (je crois qu’il est temps de mettre un terme à ce billet).

Thibaud Mesnier aura lui aussi fait une course magnifique, sans qualification certes, mais en démontrant d’une progression extraordinaire, tout au long de la saison, dont l’apothéose aura été sa prestation luxembourgeoise. Rendez-vous pris pour les qualifications en 2022 !

Jérémy Neisius était présent, bien qu’à peine remis d’une blessure l’ayant contraint à plus de trois mois de repos. Bel état d’esprit ! Merci à toi.

Et la transition écologique, me direz-vous. Parlons-en.

J’ai lu qu’ « en tout, plus de 700 espèces aquatiques sont impactées par les sacs plastiques. Des zones d’accumulation en masse de déchets plastique ont été identifiées dans les océans, parfois appelées « continents de plastique ». En Europe, 100 milliards de sacs plastiques à usage unique sont encore consommés chaque année ». J’ai lu aussi que des mesures ont été prises contre ces sacs, un peu partout en Europe, c’est la transition écologique.

C’est très bien ça, la transition écologique, car en course, un sac plastique pris dans un dérailleur est si vite arrivé. 

Si, si. Florian Dellandréa peut en témoigner puisqu’à quelques kilomètres de l’arrivée, un sac plastique errant seul et sans but sur la chaussée n’aura rien trouvé de mieux à faire que de se suicider en se jetant sous les dents acérées des galets du dérailleur de la monture d’un Florian bien malchanceux.

Il aura dû s’arrêter pour extirper les restes d’un sachet dépressif. Il aura alors perdu son groupe et 5 à 6 minutes.

Et il arrivera à 4 ou 5 minutes de la qualification. 

Un fait de course. Courage Florian ! Rendez-vous donné en 2022 ! 

J’en ai fini pour ce soir.

Ce billet, c’est vraiment du grand n’importe quoi ! Et vivement le prochain. 

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