Entraînement « épique » de la meute, ce dimanche 12 janvier de l’an 2020

Tout avait pourtant bien commencé.

8h15. Nous nous retrouvons une nouvelle fois devant la mairie de Thionville avec Thibaud, Cédric, Mathieu, Jérémy et Loïc dans la voiture technique (eh oui, maintenant équipée d’une superbe mallette à outils, en plus de nos effets personnels).

Nous partons pour une boucle de 110 kilomètres, direction l’Allemagne, avec quelques petites difficultés au programme. Les consignes de Cédric sont claires : on roule “au train », pas d’attaques, on se suit, on reste groupé. 

Dès le départ, en quittant Yutz, moi qui suis du coin, j’ai un vague sentiment de déjà vu : une très petite route paysanne, maquillée de boue, et un vieux souvenir. Je dis à Thibaud : “ ralentis, ralentis, il y a un ruisseau en bas de la descente ! ”. Mes souvenirs étaient justes, avec les précipitations des derniers jours, c’est bien un petit torrent qu’il nous a fallu traverser. Mathieu et moi nous sommes lancés, côte à côte, sur le vélo… ça passe. Cédric et Jérémy aussi. Mais Thibaud, lui, se rate et pose ses deux pieds dans l’eau glaciale. Il fait alors 0° et ce n’est pas une bonne nouvelle pour commencer une sortie de plus de 4h…pour ne rien arranger, il rencontre un souci avec sa tige de selle, trop basse. Obligé de s’arrêter, il parvient enfin à dompter son serrage à “40 NM”.

On pense être enfin lancé dans la sortie quand moi-même je suis contraint de m’arrêter, pour crevaison. Loïc m’assiste, et en quelques minutes la chambre à air est changée. Peu de temps avant, Jérémy, “problème technique”, commençait à s’inquiéter, victime d’une sensation de “vélo désaxé”. Mais non, cette fois il n’y aura pas de soucis pour notre Jérémy!

Place aux choses sérieuses: première côte direction Elzange et premier panorama de la matinée, une des plus belles vues de la vallée de la Canner. Une belle petite descente, entamée en forêt, nous ouvre les reliefs des environs. On enchaîne avec le “coup de cul” de Breistroff-la-Petite.

Une interminable ligne droite en faux plat montant nous mène directement en Allemagne, où nous entamons une longue et large descente à destination de Hilbringen. Nous nous rendons compte que nous sommes alors “hors parcours”, et que nos GPS ont bien du mal à nous remettre en route. Le GPS de Cédric en vient même à se “figer”, ne nous indiquant plus la route. Heureusement, j’avais importé le circuit dans mon propre compteur (initialement, c’était plus pour anticiper le dénivelé de la sortie afin de le gérer au mieux).

Après quelques magnifiques segments allemands, que j’aime qualifier de “sauvages”, en pleine forêt, la brume se mêlant à l’ambiance, nous entamons alors la principale difficulté de la sortie, la montée menant à Orscholz. Thibaud, comme c’est sa sortie, en profite pour dérailler. De mon côté, je me contente de le dépasser afin de prendre quelques dizaines de mètres d’avance. En haut de cette côte, nous décidons de nous octroyer la petite et traditionnelle pause. Nous étions à peine descendus du vélo que Loïc avait déjà dégainé toutes les tasses et nous servait le précieux café. 

Histoire de ne pas trop se refroidir, on ne tarda pas à repartir, la fatigue des uns et des autres se faisant ressentir. Une très longue (pour la région) descente direction Remich, et Mathieu nous concoctait une petite improvisation de parcours… après avoir décrit le caractère exceptionnel de sa surprise, nous laissant dans une situation de peloton désorganisé, nous nous retrouvons face à un mur au milieu des vignes.
Mathieu et Jérémy, entament la montée et semblent sacrément forcer sur leurs vélos. De mon côté, je dérape de la roue arrière et abandonne au bout d’une trentaine de mètres. Cédric cale juste au-dessus de moi tandis que Thibaud tente une deuxième montée (stoppé dans ma roue par mon échec). Il passe à côté de moi et là, d’un seul coup, se retrouve à l’horizontale, ayant glissé à son tour. Il chute lourdement sur son bras. Je suis obligé de lui décaler moi-même sa chaussure tellement il était en mauvaise posture. Satanée montée, nous nous reverrons dans de meilleures conditions ! Je tiens tout de même à souligner la performance des deux jeunes Mathieu et Jérémy, qui, eux, sans se lever du vélo, sont parvenus en haut de ce mur et, par la même occasion, à nous perdre ! Ne répondant pas au téléphone, et comme il était impossible pour nous de gravir à pied cette montée, nous décidons de les rejoindre par une route plus accessible qu’un chemin de vigne !

Une fois réunis, direction la maison pour certains, et Thionville pour les autres. Cédric et Mathieu nous saluent. Nous continuons Thibaud, Jérémy et moi, en puisant dans nos réserves afin de rallier l’arrivée. 

En résumé, une sortie épique, idéale pour travailler le mental !

Vivement la prochaine.

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